Ilsette R. Muracciole
Peintre de l'école de Paris
Biographie
I.R. Muracciole, c'est sans doute un présage, est née sous le double signe de la couleur. Couleur de la date : 14 novembre 1918, au moment même où la France sort de la grisaille de la " terrible guerre " ; couleur du lieu : Alexandrie.
C'est sous le soleil d'Egypte, sous les jeux infinis de cette lumière d'Orient qu'elle grandit et fait ses premières armes de peintre. " Mon père voulait que je travaille le trait, mais j'avais soif de couleur ", se rappelle-t-elle.
Il faut attendre le retour du peintre à Paris, au début des années 50 pour voir son style se modifier profondément. Là, en effet, elle fréquente les ateliers de Montparnasse. Là, surtout, elle fait la connaissance de Gustave Singier.
I.R. Muracciole prend vite l'habitude de se rendre chaque semaine à son atelier. Singier fait ses remarques, corrige, conseille. Pour I.R. Muracciole, il joue un rôle fondamental, parce qu'il a la même sensibilité : une sensibilité de coloriste, parce qu'il travaille dans la même direction. " Il m'a dit de défendre la peinture par la qualité de la matière ", se souvient le peintre. Le conseil portera.
Commence alors une série d'expositions :
- le Salon de mai en 1955, puis en 1956 et 1958 ;
- trois expositions en 1956, une exposition particulière à Paris puis les Amitiés Françaises en enfin une exposition à Alexandrie ;
- en 1958, c'est le Salon des Comparaisons, elle y expose à nouveau en 1959, puis en 1960 ;
- une exposition à Mexico en 1958, à Tokyo la même année ;
- le Salon des Indépendants en 1958, 1959 et 1960 ; la Biennale de Turin, en 1957 ;
- une exposition France-Italie, la même année, une autre en 1957, chez Colette Allendy.
Suit une interruption de dix années, puis en 1969, I.R.Muracciole accepte d'exposer à Cremona, en Italie. On croit alors à un renouement car elle expose encore de 1970 à 1981, au Salon de l'Art Sacré, et de 1973 à 1976, au Salon des Femmes Peintres. Mais il n'en est rien.
A partir de 1981, elle cesse d'exposer. C'est qu'il n'est pas facile pour qui s'exprime essentiellement par son intériorité de se transformer en personnage extraverti, palabrant avec les galleristes. I.R.Muracciole finit par juger la contradiction insupportable : " J'ai fait très peu d'expositions, explique-t-elle aujourd'hui, comme pour s'en excuser, c'est une affaire de caractère, l'idée de porter une toile à quelqu'un, ça me défaisait ! ".
La présente exposition doit donc être regardée pour ce qu'elle est : un évènement rare.
Extrait de l'article de Véronique Maubusson
Journaliste, collaboratrice au Monde
A l'occasion de " Lumières, eau, feu "
Exposition du 19 mars 1992
Liens externes:
Gustave Singier
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Ecole de Paris
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