Poème inédit
Restent des charpies de brume ;
Le glacis d'un soir d'hiver,
Dans une combe oubliée.
Deux rames de TGV
Assoupies dans un fourré.
Reste un semblant de lumière,
Posée comme un papillon
Sur l'arête de ton nez.
Deux rames de TGV
Suspendues au crépuscule.
Juste à l'aplomb de tes lèvres,
Reste un chemin de désir ;
Une plage de tendresse,
Une gorge à dévoiler !...
Deux rames de TGV
Echangeant un long baiser.
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